Zoolook Project variations électroniques sur la vie

Love Bizarre #5

Zoolook
Musique : Audion "mouth to mouth"
Like : brunch
Dislike : fait trop froid...
Méditation : Allonge toi parmis les alizés


Samedi soir, plongeon dans la grande cité mère à la recherche de l'effervescence souterraine, pour l'extase d'une nuit. Ne plus chercher de réponses aux choses, exorcicer les vieilles hantises, exacerber cette nervosité intérieure en douce frénésie, en folle excitation, pénétrer intimement dans mon petit laboratoire des sens...
Une descente rapide et nerveuse sur Paname dans ma fusée Panda, excessive peut-être, sûrement excédée, finalement terriblement désolée. Quitter la pesanteur du quotidien, ses aspérités qui blessent. Porte de la chapelle, les tensions s'apaisent, le mouvement est fluide sous les réverbères de la mégapole. Descendre les petites rues de lumière pour se capter sous un porche en des rires diaboliques de teuffer. Je découvre enfin sa piaule, encore plus surréaliste que ce que j'imaginais... univers de contrastes, d'interstices... Dans ses caissons balancés, Apparence. A l'écran bleuté, Animatrix... Sourires entendus, partage du calumet de la paix pour un plane qui nous décharge des longues saturations et nous épure un lendemain...

On décolle pour l'étrange bacchanale, soirée Love Bizarre à l'Elysée Montmartre. Arrivés sur le tard, c'est un joyeux bordel qui nous attend à l'entrée. On se fond dans la masse, on longe les murs, et on passe entre des clubbers affolés de pouvoir se faire refouler à l'entrée (chose improbable) et un groupe de touristes un peu perdus au milieu d'artistes teuffers VIP... Je ne peux m'empêcher en entrant dans la salle de penser à mes dernières excursions ici... Ellen Allien puis Ivan Smagghe... C'était du pur plaisir, so sexy... Et rien n'a changé ; très vite (yop là, un p'tit shot au bar) je retrouve cette chaleur. Cette salle à l'architecture baroque d'un style décadent a vraiment son charme particulier.

Jo Saurbier finit son set dans un style teckhouse club au beat tranquillou. On flâne, on batifole quand Justus Koehncke nous sort un set electro-house assez pêchu aux sons hétéroclites (lol). Du monde dans la salle, un son clair qui tape bien. Le people est cool. ça n'empêche pas pour autant quelques rencontres improbables... D'abord une douce folle azimutée déjà haut perché qui me tient le crachoir. Puis un joyeux english content de vivre une soirée du label Kompakt qui me paye le coup. J'ai droit aux sempiternelles paumés à la recherche incertaine d'un Taz, à croire qu'il est écrit sur ma tronche que je suis gobeur de cacheton technoïde fou, fournisseur de meskaline ou encore d'iboga... si peu.

On se retrouve au milieu de la salle pour une dance éperdue, une jubilation des corps parmis la foule ravie. Testo m'offre généreusement un trip comme une invitation à un long voyage imaginaire et sensuel, quand Jennifer Cardini reprend les platines pour un set résolument elecro-minimal aux sons délirants et joyeusement barrés. La fête est intense qui capte notre présence et vient littéralement nous absorber. Une expérience esthétique et poétique... Expérimentation envoûtante qui donne vie à nos émotions, douce et grisante infusion de notre cerveau... temps d'abandon, lieu d'oublie... altération... merveilleux vacarme électronique, feu brûlant des spots électriques, fumées euphorisantes... zone de turbulence interne au sortir des confins mystérieux. Exploration du "stellaire intérieur"... Regards entendus aux sourires d'illuminés sur des mélodies rythmées aux modulations mutiples et démultipliées... Souvenir de Résilience et Contact.

Une sonorité profonde me monte dans la poitrine, une sorte de respiration primordiale, animalité rassasiée. Suspension. Arrêt du temps qui passe, porteur d'angoisse, alors que se déploie ces figures monstrueuses de nos rêves infinis... Je fonds dans mon corps et plonge définitivement dans l'illimité quand Fra aka Ferenc nous sors le remix Audion "mouth to mouth". Tout m'est donné dans l'instant..

Petite mort de l'orgasme dans une prodigieuse noirceur enveloppante. Fin de soirée aux tâtonnements, à l'engourdissement du corps repus, à l'étourdissement des sens, accentués par les effets sonores et lumineux, tandis que Tobias Thomas prend les platines pour un set final electro-teck pêchu. On s'en retournera au petit jour par les rues s'éveillant à la vie dominicale pour épuiser notre rêve dans cette chambre sous les combles.

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Envie folle de redevenir un explorateur postmoderne, faisant de l'extase du corps, de la folie douce et de la transe érotique, mon pain ordinaire. En tous les cas, à côté ou plutôt sous l'homme qui pense, il y a celui qui est mû par les passions. Il y a un corps qui bouge, un corps qui se manie. Un corps qui exprime ses rêves les plus fous et leur donne forme. Corps en ébullion dont on s'amuse à jouer avec lui.

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Commentaires
D
Ui c nono le petit Robot de la planète ELECTROLOW from MENTON<br /> Y en a qui se font pas chier pendant que la copine Martine reste dans son bidonville avec c Tongue lol bonne éclate Brother j'aurais ma revanche dans un mois je serai plus jeune que jamais hiii...
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Z
MDR !!Bein ouep me fait des cures thalassothérapie pour être belle, jeune et jolie pour l'été.d'ailleurs je remets ça ce soir : shiva project ...let's go !! hihihi
A
 bon lundi
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Z
merci Angie !bonne semaine à toi.
T
ten fais pas un peu trop ? ~~laisse coulerbye
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Z
Taaaa Geûûûû-lee !!d'ailleurs qu'est ce tu fous là toi hihihiouep enregistré ;-)tchôô
C
joli texte
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Z
Yop !merci de ta visite Clems !Faudra que je vienne doucement m'éclater sur tes sons un de ces soirs...tes playlists et tes sélections sont vraiment intéressantes ;-)