Zoolook Project variations électroniques sur la vie

Vie en vrac (chapitre 2, partie 1)

DJ Zoolook
Musique : Sourdre, Zoolook
Like :
bilan ophtalmo positif :pas de points de suture...
Dislike : temple aquatique si bruyant...
Méditation : Pour être grand, sois entier : rien en toi n'exagère ou n'exclu. F. Pessoa

Voilà. Je reprends là la suite de mes réflexion sur ma petite vie en vrac, que j'avais laissé au soir de l'année 2004. Les fêtes de fin d'année ont achevé d'exorcicer ce long pélerinage vers ma propre destinée, me confortant dans cet exode nécessaire. C'est alors que les fêtes de Noël m'ont ouvert à une grande Epiphanie mettant en lumière cette nouvelle vie pleinement consentie qui m'attendait... De retour de vacances, je pressens qu'une nouvelle page s'écrit à l'entame de cette année 2005. Je sens qu'au coeur de cette nouvelle patrie, je dois me disposer au monde. Accueillir toutes choses nouvelles.
Mais voilà que dans mon enthousiasme je me prends à vouloir déchiffrer tel un grand maître les traits de cette vie fascinante. J'attends d'elle qu'elle me livre sa grande sagesse mais la vision fût tout autre, terriblement déconcertante. Qu'elle ne fût pas mon arrogance face à sa toute grande et puisssante impermanence. Vision de souffrance. Dans ce ciel d'Epiphanie déferle inattendu l'effroyable Tsunami, faisant d'un coup de la nature un spectre de mort, balayant sur son passage nombres de vies humaines et tant de certitudes. La vie devient montagne de douleur et de souffrance sur laquelle on me traîne. Je ne comprends plus et ne voit que cette énorme plaie béante qu'est devenu les côtes asiatiques si écorchées. Je ne pense qu'à cette masse de mort si terrible et difficile à soutenir.

11/01/2005 : Tsunami

On a beau avoir l'impression avec raison d'avoir élucidé le mystère de la nature et de sa transcendance ou pas, que ressurgit effroyablement la question de sa prodigalité, de sa générosité, que réapparaît la question d'un Dieu de justice et tout puissant, que les fantômes de souffrance nous assaillissent à nouveau. Cette création que nous célébrons chaque matin, voici qu'elle se retourne contre nous. aah tout de suite, on rigole moins, on est nettement moins dans la sensiblerie. Retour à l'exigeante réalité. La nature peut-être source de cataclysmes, de catastrophes, de sinistres. elle peut tuer les hommes, Elle peut détruire. Mystère trop lourd à écouter, à percevoir, à discerner.
Quel est ce Dieu tout puissant qui permet cela ? Finalement cette toute puissance est-elle vraiment bonne ? Je ne sais plus, je n'en sais rien... je n'ai jamais vraiment su d'ailleurs... j'ai toujours fait confiance à un moment donné de façon irraisonné, irraisonnable peut-être... Mais là, la colère se fait sentir... Je pense alors au tremblement de terre de Lisbonne en 1753 et la profonde révolte intérieure de Voltaire. Il est légitime d'être révolté en pareille situation... Je pense aussi et surtout à Job que je lis en ce moment... Alors je pense tristement sans savoir : là où d'autres voient un formidable élan de générosité, je ne vois que solidarité mécanique face au déchirement absolu. Une sorte d'offrande dans la crainte que peut procurer cette mise en garde cataclysmique marquant les traits de notre terre à l'écume blanche.



Faut-il tendre le poing au créateur ? Je ne crois pas. J'ai cette intuition et confiance aveugle en ce Dieu qui reste innocent jusqu'ici. Mais quand même... Tout cela me tourmentait, me révoltait intérieurement même. Ce Dieu relégué au ciel semblait loin et insensible à nos douleurs. Cette entité bizarre et étrange qui a créé le monde et semble ne plus s'en occuper, pire encore semble se satisfaire de ce sort si tragique. Oui, mais voilà, tout cela n'est que fable, vision d'homme, vision trop humaine. car n'es-tu pas ce Dieu de Terre, cette anima materna qui se retire, se voile jusqu'à se confondre avec sa grande création ? Force silencieuse qui collabore avec nous, force mystérieuse qu'on annihile dès lors qu'on veut en percer les ténèbres.

à suivre...

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Commentaires
R
lol pour les légumes en relisant.ouep jme souviens, que c'est en groupe que la prise de conscience doit etre faite et non dans son coin en se disant moi c bon je ne jette jamais rien par terre...@++
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D
Yop, bon périple !!
R
jsuis tout à fait d'accord avec jdn, on ne peu pas lui en vouloir, on a déjà la chance quelle nous offre l'oxygène, les fruits, les légumes, l'eau etc... et pourtant on est pas assez reconnaissant, peut etre seul oui, mais en groupe très loin de là.
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D
les légumes... lol,  t'as trop raison, je vois ce que tu veux dire.Je te répondrai plus longuement par un article que tout le monde en profite ;-)En tout cas, oui, c'est certain, l'enjeu le plus important pour notre génération c'est de développer une prise de conscience collective de problème liés à l'environnement.rappelle-toi on en avait déjà parlé ici : catastrophisme éclairé.
J
sympa ces extraits<br /> ça me fait tres plaisir<br /> mon passage préféré<br /> c'est la fin du mix67 ;)<br /> j'aime beaucoup ces sons orientaux !<br /> a+
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D
J'ai pris le temps pour l'aboutir ce projet ethno-ambient...Je pense qu'il devrait beaucoup plaire avec ses voix indo-arabes, ses sons orientaux et ses percussions...
J
On ne peut en vouloir à la terre d'avoir quelques hoquets, vu ce qu'on lui fait subir...<br /> <br /> la faiblesse de l'homme devant de telles puissances et la force de l'homme qui provient de ces mêmes puissances...<br /> <br /> y'a de quoi tourner et tourner sur ces questions... tourner comme la terre sur elle même et autour du soleil ;)<br /> <br /> Bienvenue en Norbulie !<br /> a+
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D
Youep !Alors virevoltons !vive la Norbulie !