Nuits sonores 2006
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Musique : transit, zoolook mixe Like : nuits sonores... Dislike : sans Lolo Méditation : qu'est-ce que la Matrice ? |
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Week-end festif à Lyon. Les nuits sonores ont déjà fait parler d'elles quand je débarque dans la cité le vendredi soir. Je sens la chaleur de la ville m'envelopper au détour des rues, retrouvant cet univers urbain que j'aime tant, avenue Thier, Boulevard Stalingrad, le Transbordeur, le pont Point-Carré, la cité internationale, le périph TEO... Après une rapide colation, départ en direction de la confluence, équipé pour la nuit. Virée nocturne le long des quais du Rhône pour rattraper le cours Charlemagne et me poser derrière la sucrière. Les lumières au loin, au dessus des voies ferrées, ravivent la friche industrielle d'où s'évaporent des éclats de voix sur fond de rythmes sourds. Nuits sonores 2006 - Booka Shade
On reprend la route pour la friche du bout de la ville. Sur les chemins de traverse, je rencontre quelques connaissances qui professent dans les temples aquatiques lyonnais, très joyeux des émotions procurés par le live de [T]ékël. Il faudra que je le découvre sur paname. Parce que ce soir c'est carte blanche à la scène Parisienne emmenée par le magazine Trax. Le temps de partager une bière avec eux et le peuple de l'herbe entame son concert sur la première scène. Mais très vite, je m'éclipse pour découvrir la scène minimale de la soirée et profite de la fin du set de Patrik Chardronnet. Un son léger, essentiel, minimal quoi, dans ce qu'il a de plus pur, un son berlinois, un son métalique à la Steve Bug. On s'oublie sur les lignes electro-minimales hypnotiques du live d'Alex smoke. Encore quelques rencontres, des artistes de la scène lyonnaise qui s'extasient de ce plateau de rêve...
Quand Andrew Weatherall prend le relais aux platines, le corps accuse le coup. On va donc faire un petit tour des salles, profiter du magnifique bar, glâner des atmosphères... Mais l'excellent set que nous offre l'artiste, excite le corps et ses courbes à virevolter... dans un coin de l'entrepôt face à un mur de lumière déclinant un monde enchanté et ses ombres amusées. Etat d'apesanteur... Toujours abordé par des paumés ou quelques naïfs à la recherche d'un taz. Qu'importe mon ivresse leur répond d'un sourire malicieux qu'ils ne comprennent pas. Une photographe s'efforce de la capter, ivresse aux saveurs évanescentes, qui s'évapore dans un sourire coquin. Echange de mots sur une soirée illuminée... peut-être le set qui m'aura le plus emporté... Un petit détour pour voir Justice. Et là, du breakbeat ou du beagbeat, j'en sais trop rien. En tout cas, ça déchire tout, ça ramone dans les chaumières et ça met tout le monde d'accord. Retour sur Abe Duque qui offre un live plus massif et acide, accompagné d'une voix sensuelle au micro, multi-effets, mais sans que je rattrape les wagons. Il est donc l'heure d'aller voir la performance de Jennifer Cardini. Un set electro-teck puissant et souple à la fois, une killeuse du beat qui manie le potar avec vigeur et sensualité. On ressent la touch Pulp, à la fois chic et trash, à la manière de Dj Chloé, quelque chose d'intense et de sexy dans le mixe. plaisir du corps à danser. Enfin dernier retour à l'autre scène pour goûter au live massif de John Lord Fonda, qui balance bien au départ sur les traces de Vitalic, jusqu'à épuisement... lui aussi a l'air épuisé... Retour dans le silence du matin d'un pas souple et appliqué. Le ronronnement de la voiture, les reflets du soleil à travers les arbres sur le pare-brise, la main au vent, je rentre d'un voyage fabuleux.
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