Voilà, j'ai mis en ligne dans le module de gauche ma "rétrospective audiorama" qui fait le tour de "ces oeuvres musicales qui ont marqués mon coeur de leur empreinte mélodieuse d'aussi loin que portent mes souvenirs jusqu'en ces temps présents". Si la playlist est affichée dans la rubrique biosphere, il me semblait intéressant d'avoir directement une approche auditive, c'est le propre de ce blog.
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Occasion de faire un tour d'histoire de mon univers musical. J'ai grandi durant la petite enfance sur les mélodies de grands compositeurs, Beethoven, Mozart, Vivaldi, Ravel, Albinoni, Pachenbel, Chopin... mes parents étant amateurs de musique classique. Mon père, organiste, a toujours eu un faible pour Bach tandis que ma mère écoutait les grands choeurs. Quel plaisir au réveil dominical de les entendre tous les deux, elle qui chantait accompagné au piano... Il y a avait là quelque chose de grand, de beau, de vivant... Je garde en moi la sonate au clair de lune de Beethoven si souvent joué au piano. Mon père, amateur de musique, avait une collection de vinyles impresionnante. Souvenir doux de Georges Brassen et Jacques Brel. Je m'étais fait une compilation en vrac sur deux cassettes de tous ces morceaux que j'appréciais. Je les écoutais le soir au casque sur un petit magnétophone offert. Puis au milieu de toute cette collection, il y eut aussi ces mélodies spatiales venues de nulle part, étranges et merveilleuses : 'Autobahn' et 'radio-activity' de Kraftwerk, Space art, 'zoolook' et 'magnetic fields' de Jean-Michel Jarre, Vangelis... Je fais la connaissance de mes enchanteurs aux contes technologiques et citadins tellement fabuleux.
Ce principe de technologie, il m'habite comme il habite une famille dont les parents sont informaticiens. Mes parents acquièrent une platine CD dès ses débuts et presque logiquement mon premier achat avec le peu d'argent de poche obtenu est un CD que je copie sur cassette en attendant d'avoir un jour ma propre chaine. Ce premier CD, c'est la BO du Grand Bleu composée par Eric Serra, univers féérique à la grande incidence, découvert au cinéma. Le monde des réalités invisibles a depuis lontemps éclot en mon coeur. Il prend des chemins éblouissants... Les années collège sont de grands partages de ferveurs musicales adolescentes entre copains et copines, cousins, cousines. Ce sera 'un, deux, trois' Goldman, Mylène Farmer la 'désenchantée', Voulzy 'désir, désir'... une parenthèse 'idéal simplifié'. Durant les premières années lycée, c'est le trou noir, sombres errances solitaires dans un monde que l'on ne comprend pas toujours, si éloigné de nos rêves d'enfant, un monde désenchanté. Ac/dc, Nirvana, offspring, relents d'un malaise discret et tout intérieur qui se cristalisera dans le film 'seven'. Mon champs musical n'est pas très large peut-être parce que pas de culture rock autour de moi et sûrement parce que je n'écoute pas la radio. J'apprends cela que le silence est d'or et que la musique s'écoute.
à suivre...