Zoolook Project variations électroniques sur la vie

Ma vie en vrac (chapitre 2, partie 3)

DJ Zoolook
Musique : Diaphanie, Zoolook
Like :
matinée silencieuse...
Dislike : migraine ophtalmique...
Méditation : La maturité spirituelle est toujours celle d'un coeur de chair. Eloi Leclerc

Voilà, ce relant de forces obscures, noeud de pulsions complexes qui refaisait surface, cet ensemble d'images, d'émotions fortes, de paroles qui venait à s'exprimer à nouveau dans les rêves jusqu'à porter influence sur ma personne s'expliquait par le fait que j'étais rattrapé par le passé, d'abord ce passé proche que j'avais voulu quitté et que je voulais maintenant oublier, mais aussi ce passé lointain, devenu souvenir se confondant avec l'imaginaire...


Dimanche 6 février - Accession
Semaine à venir plutôt cool puisque je retourne sur Lyon pour passer le CAPEPS mardi et mercredi. Oui, enfin, en même temps, cela peut paraître paradoxal. Mais vu le rythme de vie que j'ai, je n'ai pas eu trop le temps de me plonger dans les bouquins pour quelques révisions. Puis ma nouvelle petite vie ne me donne pas trop envie de ressasser le passé ou de forcer le destin... En fait je raconte n'importe quoi, j'en sais trop rien... Envie simplement peut-être d'oublier les années difficiles de préparation au concours.



Plusieurs choses venaient ici s'entrechoquer. Mélange complexe d'attitudes, de normes, de conventions, refusées, niées, réprimées, refoulées, également des qualités ou des dons que l'on se refuse à voir comme tel, mais aussi de rêves, d'espoirs, d'aspirations, tristement déçus, rejetés au loin, grand désillusion... D'abord l'arrachement aux seules valeurs et convictions familiales. Puis ce perpétuel conflit intérieur avec la norme sentencieuse, l'ombre institutionnelle, constamment angoissé dans mon métier d'éducateur de mimer ou de reproduire ce qui m'a longtemps révolté, la mise en échec scolaire, l'exclusion par le préjugé, le jugement trop hatif, dont j'ai fait parfois les frais... Dès lors à contrario cette soif de reconnaissance, ce rêve inavoué de réussite sociale, de promotion plus que d'épanouissement. Une carrière professorale longtemps rêvée qui n'aboutit pas... Et là aujourd'hui, il fallait à nouveau faire face à tout cela en retournant dans sa patrie pour se confronter encore à l'institution. Repasser le Capeps.


Mardi 8 février - trou noir
Souvenir doux-amer du trou noir que fût l'hiver 2002... Plongeon dans la mythomanie, devenant fantôme, mort vivant aux marges de la socialité... Etre oublié au coin d'un parking bétonné d'un magasin désaffecté, quelque part dans une quelconque zone industrielle vétuste. S'oublier dans les chimères reposantes. Oublier ce que l'on ne sera pas et que l'on force pourtant à mimer. Dès lors tension extrême, pulsion de haine envers soi-même, de méprise envers les autres. Répulsion d'un monde qui divise, sectorise, hiérarchise, évalue et enferme définitivement. Alors on s'accroche un temps à cet être qui nous révèle le peu d'âme qui nous reste, Elle que je voudrais serrer contre moi, la garder pour moi, la posséder de mes rêves, l'emmener dans mon univers. Coeur de violence...
Retour des vieux démons. Mais depuis j'ai appris à les aimer. Et j'apprécie parfois leur visite au creux du soir ou dans l'aube hésitante. Nous nous rappelons nos vieilles querelles d'antan. On en sourit. Quelque part je m'irrite parfois, péché d'orgueil, mais je m'accorde avec amour de ma vie maladroite et fragile et de temps à autre j'exulte devant ce tragique éprouvé ayant rendu mon existence plus dense, ma vie si sacrée, élevant ma personne à sa dignité, un pathétique riche et précieux qui fait de moi ce que je suis au plus simple du quotidien, un homme.


Mercredi 9 février - Cendres
Retour en la chaumière. Ce fût un voyage délicat ces deux jours. Car il a fallu affronter les spectres d'une institution sentencieuse. Difficulté de croire encore aux forces de l'éducation nationale, "le savoir/pouvoir officiel, celui qui se contente de délivrer des certificats de conformité, celui qui s'emploie à l'asepsie de la société et du savoir en rendant compte". Satisfaire aux attentes d'un jury qui a la prétention de penser le monde, simplement préoccupé par le savoir abstrait. Il n'y a plus d'adhésion aux principes de façade qui semble ne plus avoir aucune prise sur la réalité de l'existence. La frustration est forte mais faut-il pour autant renoncer ? Renoncer à comprendre, à participer, à construire ? Enfin sinon ce fût l'occasion tout de même de revoir les pôtes de fac autour de l'apéro offert par le BDE... Mais il s'égrène une certaine forme de fatalisme dans les conversations. Poussières inéluctables...



Puis quelques jours plus tard, coïncidence ou pas, je la revoyais, Elle qui m'avait accompagné durant ces années... De la même manière, cela entraînait la résurgence de vieux Démons, tensions chaotiques d'un désir parfois mal compris.

Samedi 12 février - soirée crêpes
Hier soir je suis allé chez Elle. Elle m'avait invité à une soirée crêpes. Occasion de se revoir depuis le temps, tant de temps... Depuis que je suis sur Paris je n'avais pas encore eu la possibilité de la rencontrer. Enfin voilà... Tout joyeux comme des gamins qui ne s'étaient pas vu depuis si longtemps. Oui, le temps... Le temps a fait son oeuvre. Et s'est édifiée autour de chacune de nos personnes une histoire. Veiller à ne pas la transformer en mythe, tout au plus en comte sans trop forcer le personnage que l'on se construit ou que l'on nous attribut. Enfin plaisir de La revoir, de les revoir, ainsi que Marion, copine de fac devenue prof, tandis que moi j'étais encore égaré dans les couloirs du campus... Complicité à la duplicité parfois troublante... Au cours de l'échange des anecdotes refont surface. Je ne peux m'empêcher de penser à la pub pour une assurance : les filles, la fac, les copains, la fille, l'amour, la femme, la vie, moi, etc, etc... Ainsi que sa parodie par les guignols de l'info pour critiquer le Medef... Je ne sais pas pourquoi... Peut-être parce que vieux délires de jeunes dans cet appart, un soir d'après match complètement cramé. Encore la versatilité... Enfin bref souvenir à la fois ludique, jubilatoire et aussi un peu morne avec une certaine délurée...


à suivre...
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Commentaires
G
Les hommes , vous êtes des taquins et des beaux parleurs ...
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D
:0020:
G
Tu  vois Boris , je te trouve pas très sympa car tu ne me donnes pas de nouvelles , et si la photo te plais car celà fait 1 mois : je sui triste un peu , Dis don , ta grand mère ta pas appris la politesse .... Je repasserais sinon : Bonne semaine ... De toute façon je crois que je n'ai rien à attendre des hommes à part parler pour parler ; merci l'évolution et l'égalité !! <br /> Gwenn
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D
Arrff ! voilà ! et bim prend ça dans la figure ! comment veux-tu qu'il séduise boris quand il oublie les coms, les rendez-vous, arrive en retard, manque d'attention. dans son monde, je te dis, dans son monde...aussi je me disais "je n'ai pas de nouvelles", mais c'est moi qui n'est pas donné de nouvelles ! Gwenn, il ne faut pas dire ça. je crois qu'avec un petit effort, on peut attendre un peu plus des hommes. je vais m'y atteler. je te réponds dans la soirée, promis. (attention boris t'as promis !)Ps : susceptible quand même, Gwen ! ;-) (je taquine, (je vais me faire lincher))
N
Amen...
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D
Yop, merci pour ton merveilleux message Gwenn !Il éclaire d'un nouveau regard les précédentes réflexions.OUi, ne pas oublier que la vie est un don qui nous dépasse par sa profusion infinie.Et ce que nous faisons de ce don, c'est ce que nous donnons en retour...
G
Choisir la vie , C accepter ce don qui nous dépasse , C finalement trouver sa place juste dans la vie elle même ;agir en homme juste...Choisir la vie , "ce n'est plus moi qui vit C Christ qui vit en moi."(Ga2,20)Désirer ce que tu approuves, Rechercher avec Prudence Reconnaître en vérité ,Accomplir en perfection "Mets de l'Ordre dans ma vie , ô mon Dieu ", merci de me soutenir dans mes choix.Gwenn
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R
la reflexion, c'est marrant comment c'est la chose la plus abstraite que je connaisse, pourtant elle peu concretiser des choses magnifiques de la vie.
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D
Je vois ce que tu veux dire...C'est toujours très étonnant la capacité de l'homme à théoriser. Penser le monde est quelque chose d'essentiel. Parfois l'homme s'égare, mais comme tu le soulignes, il peut alors aussi réaliser de très belles choses.savoir agir à temps et penser à contre temps.
N
;o)  ;o) ;o) V'là une Trinité de sourire ! lol
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N
    Je ressens la même chose... Juste que parfois les gens en face de moi attendent un résultat qui ne m'appartient pas. Et vu que je suis plutôt perfectionniste, je me remets souvent en question... Tu l'auras compris : la pression et moi, on a dû mal à cohabiter parfois ! Faut prendre sur soi, et essayer de leur expliquer quelque chose qu'ils n'entendent pas toujours... et je peux les comprendre.    Ah, prise de tête inutile quand tu me tiens, je te dis d'aller dans mon Coeur, qui lui sait très bien quoi faire de tout ça : infusion d'Amour et ça repart ! ;o)) lol     Parfois manque la communauté extérieure à laquelle se ressourcer.. cela m'apprend à me nourrir de l'intérieur. Je suis en transition vers quelque chose de nouveau.     De toute façon, accompagner et encourager l'éveil des personnes sur leur chemin, c'est  tout ce que j'ai envie de faire, au sens où tout mon être tend à ça. C'est un appel plus fort que tout, et c'est ce qui m'est le plus naturel. Même si ça demande aussi du travail, et que je sens bien que ma façon d'exercer est vouée à évoluer au fil de mes expériences de vie. Bref, entre les gens qui me qualifient de "passeur" et ceux qui me décrivent mon travail comme du "coaching", le terme de "passeur" est celui qui correspond à mon identité. V'là le travail pour réaliser ça ! lol Faudrait quand même pas trop se prendre au sérieux ! Je passe du mieux que je peux et puis c'est tout. Même que des fois je rame sur place ;o)) Humaine dans tout ses état, Nymue !
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D
Yop, vive l'humaine nature ! lol
N
"il est difficile d'accepter d'enseigner ce dont nous n'avons aucune emprise sur le résultat". Oui, tu as raison. Je recontre aussi ce problème... Au final, ce qui me fait le plus mal par moment, c'est de sentir ce que j'ai à faire, mais d'ignorer la forme dans laquelle m'inscrire dans cette société pour ça. Les doutes et les questionnements ralentissent l'avancée, mais l'Espoir m'Habite toujours :o))
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D
éduquer revient quelque part à apprendre à la personne à devenir libre.  Nous apprenons aux jeunes à se servir de leur liberté afin qu'ils deviennent un jour autonome dans leurs actes et responsable de leurs agissements. On voit bien là la difficulté, d'encadrer, d'enseigner,  de conseiller, d'aider, de protéger, de stimuler, d'encourager,  sans imposer, sans enfermer, sans mépriser, sans renier.L'éducateur travaille en quelque sorte à son effacement progressif et n'a donc pour cela aucune obligation de résultat car aucune certitude de résultat encore moins de moyen de connaître ce résultat.Seule la personne éduqué rencontrera peut-être un jour sa propre vérité. Voilà peut-être la grande finalité de l'éducation, permettre à la personne de trouver un sens à sa vie.
N
Nous voilà 3 ! ;-)) Que Vive le Partage vers un élan commun, chacun à sa manière.<br /> Quelqu'un de Sagement eveillé que j'Aime beaucoup m'a dit hier de "construire ma cathédrale"... Sacré référence métaphorique...
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N
Ah jdn !  si toi aussi t'en rêve, alors on est au moins deux sur cette Terre à alimenter positivement la prise de conscience collective ! Youpi !  :o))Y'en a sûrement d'autres qui vont se manifester un peu partout dans le monde. Réveiller vous, Coeurs des gens ! lol
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D
"On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux."Antoine De Saint-Exupéry
J
"Et si on arrêtait de réfléchir pour Vivre à Cœur Ouvert ? ;-)) …"j'en rêve tous les joursmais certains coeurs sont trop sombres ou trop timides ou les deux...J'apprécié la sincérité de tes textes ZLKmercia+
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D
merci Jdn pour ton petit mot. ça fait chaud au coeur ! lolouep, pour cela peut-être plus de respect et d'amitié, de fraternité...plus de considération de la dignité de la personne.
N
Tant d'humanité... <br /> Le plus dur est sûrement de savoir ce que l'on veut Vraiment, les envies et aspirations de notre Coeur qui nous délivre notre identité, qui nous dit ce que l'on aime et de quelle manière (ça vaut aussi pour les gens). Quand le passé refait surface, est-ce la nostalgie qui nous fait douter ? Préfère-t-on y retourner par sécurité parce que c'est ce qu'on connaît le mieux ? Oh combien de fois ne suis-je retournée dans des situations shématiquement identiques à d'autres déjà vécues... Comme si quelque chose en moi m'appellait encore à expérimenter pour enfin comprendre, jusqu'à ce que toutes mes cellules me disent que je ne veux plus revivre ça. Mais, alors, on décide de ne plus être identifié à un passé, à un schéma de pensées. Si nous ne sommes plus cette personne du passé, alors on se sent perdu : mais qui suis-je alors, si je ne suis plus ça ?  Et les doutes affluent sur le choix juste ou non des actes qui nous ont menés là où nous sommes aujourd'hui. Encore plus face aux choix à poser maintenant. Si on décide de ne pas retourner dans ce passé, alors... on ne peut faire l'économie du deuil. Et ça fait souffrir, souvent...<br /> Mais fuir n’est pas non plus une solution… De ma toute petite expérience de femme au début de sa vie d'adulte, ce que je sens dans ces moments-là, c'est que personne d'autre que moi ne peut décider et sentir à ma place ce qui est juste que je vive. Quoi que cela puisse être, et quoi que les autres puissent en penser ou juger comme bien ou mal.  Parce que, en réalité, il n'y a ni bien, ni mal, ni jugement qui soit divin. Ces notions sont des créations et des interprétations humaines, à mon sens. C'est peut-être pour ça que j'ai du mal avec les religions sur certains points et que je préfère vivre au-delà de tout dogme ma spiritualité au quotidien dans le moindre de mes mouvements ou non-mouvements….  "Dès l'instant où vous suivez quelqu'un, vous cessez de suivre la Vérité" (Krishnamurti face aux religions et aux sectes): sortir des conditionnements et aller au-delà des influences de notre environnements affectifs est parfois un combat, celui du Guerrier (de la Lumière, comme dit Coelho lol) ! Maintenant, chacun fait ses choix. Si une religion nous convient et nous appelle, il faut foncer et vivre l'expérience jusqu'au bout. C'est pareil pour une voie professionnelle, ou des choix relationnels... J'ai souvent été encouragée à faire des choses dont je n'avais pas envie, et au final, même en ayant besoin de reconnaissance, après le bac j'ai suivi des formations qui ne sont pas reconnues (outre la relaxation enfants et ado, j'ai suivi la formation d'assistante éducatrice Montessori). Ma famille a fini par accepter, et les amis, ou fiancé de l'époque ont fait leur choix : rester pour ce que je suis, ou bien faire leur chemin de leur côté. Ce n’est pas moi qui leur ai demandé de faire ce choix. Il s’est fait naturellement. Les gens traversent notre vie, il n'y a que nous qui restons là pour nous-même, quoi qu'il arrive. Et puis, si je me respecte moi-même, que je suis mon intuition, en allant vers l'expérience à vivre au présent, même celle qui va peut-être me faire mal, les choses s'arrangent toujours au-delà de mes espérances...Aspirer à la prise de conscience collective de "Voir et écouter avec son Coeur", est-ce utopique ?<br /> Et si on arrêtait de réfléchir pour Vivre à Cœur Ouvert ? ;-)) …
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D
Ouah, merci de l'intérêt et de la confiance que tu me portes à confier ta propre expérience. Je suis d'accord avec toi, les choix qui nous concernent sont difficile à poser. Notre société nous a rendu plus libre que les générations auparavant. C'est une chance et c'est aussi notre poids. Nous sommes libre, mais très vite nous apercevons la lourde  responsabilité que nous incombe cette liberté.Je crois que nous avons à devenir ce que nous sommes. Je veux dire par là que nous avons sans cesse à découvrir toujours plus ce qui au plus profond de nous-même nous pousse à vivre personnellement. Ainsi paradoxalement nous avons à répondre librement à cette nécessité intérieure. Au milieu de mille et une passion, entre envie soudaine ou aspiration latente, nous avons à découvrir ce désir essentiel dont nous avons besoin, qui nous est nécessaire, en un mot qui nous est vital. C'est en ce sens qu'il faut comprendre la nécessité des choses et que notre vie trouve ses propres chemins.C'est pour cela que nous avons à rentrer en nous-même. Et dès lors, rentrer en soi-même, c'est faire face à son histoire, ses souvenirs, son passé. Il ne faut donc pas se méprendre entre le fait que l'on soit "rattrappé par certains souvenirs", hanté par le passé et le fait que l'on porte regard sur son histoire pour se projeter dans l'avenir. Il est délicat et difficile d'entrer dans les profondeurs de son être et de faire face à sa propre vérité. On ne peut le faire que dans de bonnes dispositions avec un regard de tendresse, d'amour et de respect de sa personne. Nous voyons bien à présent qu'au plus fort de ces moments, comme tu le soulignes, nous sommes seuls en mesure de décider. Si nous n'avons pas à avoir un regard porté vers l'extérieur (différents poids et contraintes familiales, sociales, cutlurelles, cutltuelles ou religieuses comme tu le précises aussi...), pour autant on ne peut se priver d'un guide de précieux conseil. Cela n'empêchera pas d'avoir à prendre décision pour nous-même.Faire un choix, c'est forcément en tous les cas renoncer à certaines choses, c'est nécessairement laissé de côté un monde. C'est en cela que parfois les choses font mal comme tu le dis, mais l'assurance d'avoir fait le bon choix nous dispose par la suite à découvrir un monde nouveau "au-delà de nos espérances".Des choix, nous sommes amenés à en faire tous les jours, à tous les âges. il est donc aussi important d'écouter son être vivre et se déployer en son heure la plus silencieuse afin de suivre sa propre évolution. ne pas forcer les choses."Voir et écouter avec son coeur" C'est peut-être aujourd'hui ce qui est dans l'urgence d'enseigner. Mais il est difficile d'accepter d'enseigner ce dont nous n'avons aucune emprise sur le résultat."On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux." A. de St Exupéry.