Zoolook Project variations électroniques sur la vie

Festival des nuits sonores

Zoolook
Requiem for a dream Musique : "Ordalie" DJ-set ZoolooK
Like : mon temple aquatique pour ma petite équipe...
Dislike : trop de chlore qui brûle les yeux...
Méditation : La rencontre de l'indicible implore le rythme de notre respiration longue...

L'excitation monte. La troisième édition du festival des nuits sonores se prépare, se faufilant dans tous les lieux emblématiques de la Lugdunum pour bientôt réveiller la cité mère de ses méandres urbains. Resurgi en coin des souvenirs de l'éditions précédentes, notamment le mix jubilatoire de Josh wink au petit matin dans les salins du midi ou encore plus tard dans la journée la sieste à la confluence sur des paysages sonores hétéroclites des clones. Et je me dis que la programmation de l'année dernière était déjà bien garnie avec entre autre une belle performance de Jeff Mills et un set très berlinois de Alexander Kowalski.
Mais cette année c'est encore plus fort ou plutôt une impression de réelle diversité d'artistes tant géographique qu'esthétique, allant du régionaliste prometteur à l'avant-gardiste reconnu, du minimalisme innovateur à l'électro-techno fédérateur. Cette sensation aussi de pouvoir rattraper des rendez-vous manqués avec tant de figures incontournables qui ont modelés mon univers sonores. La première nuit à la cour carrée des subsistances laissera transparaître en ce lieu symbolique cette émotion vive de rencontrer enfin celui qui m'a éveillé aux troublants secrets des mélodies électroniques, Richie Hawtin. L'exploration de paysages sonores old school débutera avec Rother et Moebius, déferlante de nappe ambient, puis suivra avec Steve Bug et Mathew Jonson pour traverser toute une époque de la musique électronique naissante revisitée par son style minimaliste.
Alors que nous aurons joint le ciel et la terre en cette fête de l'ascension, l'effervescence pendra pleinement forme dans la ville au travers des parcours associés avec pour point nodal la galerie des terreaux, découverte aux multiples couleurs visuelles, sonores, tactiles de la culture électronique. Bal et ballade électronique dans la ville où le choix des étapes sera difficile tellement les plateaux sont attrayants. Nous débuterons la soirée sûrement au ninkasi sur des sons Trip Hop et drum en souvenir de tant d'émerveillement en ces lieux même si Flore en warm up mettra le feu au rectangle, place Bellecour. Sur le tard il faudra faire son choix entre le Loft club dans le quartier Jean Macé pour goûter à une performance de The Hacker et les soubassements du DV1 sur les pentes de la croix rousse pour rencontrer le canadien John aquaviva dans un retour aux source de la techno.
Vendredi sera plus cool, histoire de récupérer un peu. L'apéro sonore sera le bienvenu l'après midi en plein centre de Lyon du côté rue royale avec guinguette. ça va se finir au resto tout ça... Pour mieux préparer la soirée évènementielle du festival dans le cadre mythique des anciens bâtiments des salins du midi, symbole d'une ville en mouvement, en restructuration. Soirée résolument teck après une mise en branle extravagante et très jazzy de Bugge Wesseltoft, autour des sets créatifs de Matthew Herbert, François K et Laurent Garnier, également Vitalic, petite curiosité electroteck du moment. On clôturera le festival par un rassemblement joyeux et festif au parc de la visitation pour un "banquet de la république électronique", siestes sonores garanties. Des sons électroniques s'élèveront de la cité urbaine pour la plus grande joie des canuts et des gones, et indéniablement, Lyon acquerra le doux statut de métropole, reflet d'une région en devenir à la culture novatrice.
Pour le moment, un petit set hardteck de ma composition >> ENJOY

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commentaires