C'était la dernière journée de la saison estivale. Demain, c'est la rentrée pour tous les élèves et nous passons en horaire d'ouverture hivers. Je reste un peu me rafraîchir après la fermeture, je flane sur le solarium, je tourne en rond comme si je ne voulais pas quitter cet endroit qui m'est devenu si familier, temple aquatique...
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En sortant, je décide de continuer à marcher un peu au lieu de rentrer de suite. Les rues semblent désertent. Quelques bruits de vaiselle en passant devant des fenêtres... Je remonte vers la forêt en passant derrière le cimetière. De tristes souvenirs me reviennent à l'esprit à l'évocation d'anecdotes en conversation à la piscine avec ma collègue, qui m'en rappelle certains propos avec mon chemical brothers cet été. Et je me rends bien à l'évidence que certaines plaies ne sont pas totalement refermées. Se refermeront-elle un jour d'ailleurs ? J'ose y croire et pourtant ce n'est pas aussi simple que ça. Je n'ai jamais su faire semblant, je me suis toujours donné en entier et parfois cela m'en a coûté. Certains me disent que moi j'ai la foi comme ci tout cela rendait d'un seul coup les choses beaucoup plus facile à vivre, alors qu'ils ne se rendent pas compte que c'est justement eux ou encore eux, vous tous quoi, qui me donnez d'espérer dans mes moments de doute ou de grand questionnement. La croyance loin de toute certitude est celle qui interroge tout possible. "Il me faut du temps..." Combien de fois je l'ai entendu cette phrase qui pousse à respecter les étapes de chacun mais qui conduit aussi à souffrir de l'attente. Aujourd'hui, c'est moi qui me la susurre, j'ai besoin de temps... Je m'en retourne dans ma garçonnière.
PS : merci pour la photo Tartine.