Hier, descente dans le sud : après un trajet de près de 5 heures, voyage alluciné en voiture (pas n'importe laquelle, une 206 break TDI...) sur les rythmes endiablés des mixes de Dj Low sur Miss Kittin, Pig and Dan rec et co, on débarque tout feu tout flamme sur la côte azurée pour retrouver Nelly la déjantée en surveillance de plage, style alerte à Accapulco. Arriver un 15 juillet sans avoir encore profité de la mer, ce n'est pas dans mes habitudes. Désir estival longtemps cultivé qui se dévoile sous mes yeux émerveillés. Sans attendre, je plonge dans le bleu, plaisir immense...
Puis après s'être pomponné sur le bord de la route, départ tout ensemble pour le festival du Gaou près de Toulon. Arrivés à Six Four les plages, nous longeons la côte embrasée par un soleil rouge qui révèle l'ambiance lounge et chaleureuse du lieu. Au détour du chemin côtier, se dévoile le spot, l'île du Gaou, à laquelle on accède par un long ponton. Super timing, le concert début à notre arrivée à croire que l'on attendait plus que nous. Death in Vegas en warm up, electro-rock sympa sous un soleil couchant, esprit vraiment peace autour de nous...
Puis vient le tour des Chemical Brothers. Moment tellement attendu depuis le temps que je voulais les voir, les ayant loupé à Lyon plusieurs fois. Souvenir avec Lolo de leur concert dans les rocheuses vu à la télé... La tension monte, lumières toutes éteintes et aux premiers sons que je reconnais rapidement, "hey boy, hey girl" la foule en liesse se libère en crie de joie, bras au ciel, telle leur pochette de l'album Surrender. Son surpuissant qui transporte le corps de vibration, effets de lumière hypnotique, jeu de scène autour d'un écran géant projetant des images oniriques saturées de couleurs chaudes comme les pochettes de leur album, patins naïf derrière leur pupitre de control aux multiples synthés. Des frères au noeud chimique fait de simplicité qui déversent des flots de merveilleux : la basse azimutée du "under the influence", les break beat déchainés du "dig your own hole", les percussions psychédéliques du "It began in afrika", jusqu'à libéré le corps d'un "out of control" jubilatoire... Ils termineront leur performance la groovebox sous le bras à tordre les potentiomètres comme le signe ultime d'une rencontre du troisième type entre l'homme et la machine apprivoisée qui s'est offerte entièrement...
Retour à Menton, assoupi dans la voiture, des rêves plein la tête...
On se lève doucement sous le soleil Mentonnais. Dj Low me fait écouter ses dernières acquisitions et puis plonge dans les vieux bacs pour sortir des galettes de derrrière les fagots... Mais alors vraiment ce matin, Mademoiselle Rizza est toute flippée avec ses Lime II de 82. Vive la disco avec madame Rizza !
C'est sûr la musique n'a pas de frontière... Pourvu qu'ça dure...