« mes jours s’éteignent de chagrin, mes membres s’évanouissent comme l’ombre. Mes jours ont fui, loin de mes projets, et les fibres de mon cœur sont rompues. Mon seul espoir est d’habiter les enfers, d’étendre ma couche dans les ténèbres. Où donc est-elle mon espérance ? et mon bonheur qui l’aperçoit ? »
Job 17,7;11;13;15
PLAYLIST : - "falling ep" Heiko laux, U turn 2002 - "special ep" Glenn Wilson, pounding grooves, curved pressing 2000 - "tonal path II ep" Glenn Wilson, planet rhythm 2002 - "doggy style ep" Glenn wilson, punish 2001 - "machine phase ep" Glenn Wilson, compound 2001 - "wider univers ep" Glenn Wilson, compound 2001 - "DV8 ep" Mike Humphries, punish 2001 - "codeing frequence ep" Glenn Wilson, planet rhythm 2001 - "filter ep" Pounding grooves, audio 2001 - "élektrostatik ep" Plastikman, plus 08
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Alors que depuis la rentrée, Elle n’est pas au mieux et semble perturbée, gênée par un mal-être insaisissable, début février, Elle me fait part d’une terrible confidence. Cela me terrifie et me met dans un état de doute, d’incertitude, et finalement d’incompréhension. J’ai l’impression d’avoir été trompé et manipulé… Dans ces durs moments d’épreuve, l’homme n’échappe pas à la loi commune et son instinct primaire ressurgit, faisant acte naturel de protection et de sauvegarde envers lui-même… Malgré toute autre volonté originelle de bienfaisance, j’ai été trahi et bafoué. L’amertume est grande et effrayante… Après quelques jours de crise, je passe une semaine dans une solitude non désirée, faisant face à la haine, un combat avec ses propres démons… En voici la résurgence…
C.C. 02/2002
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It was a journey :
C’est un mixe hard techno, style que j’aborde en tant qu’exutoire dans les situations extrêmes. Ici la musique n’est plus art de vivre, source à méditation et prémice d’une liberté apaisante, mais accuse d’une dérive, d’une perversion subissant les douleurs inhérentes à la vie. D’abord unique invitation à la sagesse et recherche de maturité, elle est cependant détournée pour s’enfermer dans la déraison, l’aliénation, voire l’autodestruction. Ce set s’entame avec une musique obscure et oppressante, entre Heiko Laux et Richie Hawtin avec des sons acides, gardant pour quelques temps encore cohérence. Puis le morceaux "Dirt" ébruite le mal-être planant, pour se déchaîner sur le percussif Glenn Wilson ; le reste est un enchaînement lassant de groove pesant et très répétitif, orné de sons plaintifs… La fin est désespoir, divagation dans un morceau expérimental inaudible, s'arrêtant brutalement sur lui-même, signe d’un non sens extrême…. L’agencement de l’ensemble de ces morceaux acquis au fil du temps dans diverses situations pesantes est finalement l’invective ultime à soi-même, au sort, au destin, permettant d’évacuer émotionnellement une amertume trop longtemps retenue et surtout de la canaliser, pour enfin l’appréhender, la comprendre. Les vinyles acquis fin janvier sont le signe d’un vague ressentiment justifié. Ceux de décembre font suite à la crise du début de ce mois. Les 3 derniers sont plus ambigus, n’étant pas l’expression d’un malaise, mais plutôt l’attrait pour une subversion obscure, la recherche radicale, palpable, physique, charnelle, de soi, au-delà d’une existence conventionnelle et donc par là même si anonyme. Le nom des labels et des morceaux choisis ne sont pas anodins : effondrement, fissure, se brouiller avec, crasse, crispation, fragile chemin, menacer, dégénérescence, mettre fin à / en finir avec, humiliation et entre autres le label « Punish » faisant l’apologie du sadomasochisme… En l’absence de l’Esprit, de toute raison humaine, n’a lieu qu’instinct, ramassé sur lui-même…
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