Zoolook Project variations électroniques sur la vie

"Adversité" mix

DJ Zoolook

> "Adversité" - Zoolook
> mars 2002
> style hard techno
> durée : 75 min
> MP3 (128kb/s) - 74 Mb




“ Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as tu abandonné ?”
Psaume 22, 3



PLAYLIST :


« fusion frame » Marco Carola & Adam Beyer, Zénit 1999, acquis le 31/01/02
« tonal path II » Glenn Wilson, Planet Rhythm 2002, acquis le 31/01/02
« bogota » Marco Bailey, Audio 2001, acquis le 31/01/02
« panorama rmx » Adam beyer, terminal M 2002, acquis le 18/01/02
« wider universe » Glenn Wilson, compound 2000, acquis le 22/12/01
« codeing frequence » Glenn Wilson, planet rhythm 2000, acquis le 29/09/01

Profondément contrarié depuis un mois, mes pensées sont ailleurs, agitées, perdues dans la confusion et l’oubli de soi… Il y a quelques jours, je passe complètement à côté des épreuves écrites de mon concours. Je ne termine même pas la deuxième épreuve et sors de la salle, dépité, honteux et désemparé. Le lendemain, j’apprends alors qu’Elle souhaite prendre définitivement de la distance par rapport à notre relation. Une furtive entrevue le soir me fait pressentir dans une résignation ultime la dimension de cette distance qui nous sépare l’un de l’autre parce que nous séparant également de nous-même, de notre indicible mystère.
Je craque complètement. L’impuissance est immense. Il n’y a plus de sentiments d’amertume ou de haine, mais de la détresse, un désespoir extrême, comme je n’avais jamais connu jusqu’à présent. Je ne sais plus trop où j’en suis. La vie autour de moi semble tout à coup insignifiante, sans intérêt, incompréhensible… Je ne suis qu’une ombre anonyme, malheureux en ce monde. Mes yeux se consument dans ce pesant silence du quotidien où le temps semble s’être arrêté, dans cette sombre souffrance, une solitude angoissante.
Des profondeurs de mon être, je lance un cri d’amour impotent, n’ayant plus de voix, seulement des larmes…

C.C. 03/2002



It was a journey :


Il s’agit d’un mixe hard techno, dans la ligné du précédent, « instinct », à l’image du temps présent tel que je le perçois. Toutefois le style est moins agressif, avec une fluidité dans l’enchaînement. L’ambiance est nettement plus groove avec une atmosphère hypnotique, planante… Planante au sens premier, parce qu’elle permet de rêvasser, d’oublier, de s’évader, et puis surtout de se situer au-dessus des réalités matérielles, finalement de se couper du monde…
Ce set commence avec la techno tapageuse de Marco Carola et Adam Beyer, suivi du style oppressant de Glenn Wilson. Le début est donc lourd avec des basses ronflantes, des sons hachés. Puis le climat évolue vers une techno plus chaloupée, non pas moins puissante avec le "codeing frequence ep", mais nettement envolée avec le "bogota ep". Le mixe s’élance alors dans un mouvement high-teck tribal bien dense, répétitif, avec des thèmes aigus faisant échos… Le son est ramassé et crasseux à souhait, juste ce qu’il faut d’épaisseur noire. C’est terriblement prenant, un ton âpre et fascinant… L’apogée est atteint avec le "snackerz rmx", tandis que le "sonic junction" fait le break…
Les vinyles acquis fin janvier sont à l’image d’une pression qui se faisait insidieusement sentir. Le style est dense mais pas extrême comme le précédent set. Le "panorama rmx" est une reprise plus dure de l’album de Monika Kruse, écouté cet été. Enfin le "codeing frequence EP" de Glenn Wilson est un vinyle que j’apprécie énormément, mais que je n’ai jamais réussi à intégrer dans un set pour le mettre en valeur. Là il répond bien avec le "bogota EP" de Marco Bailey.
Ce set a été réalisé un après midi dans un contexte de tension intérieur prégnant, voulant lâcher prise. Même s’il est moins spontané que le précédent mixe, la manière y est pesante. Il est tout aussi exutoire, abandon dans le rêve, un rêve vide, une course effrénée vers l’oubli… Ce set est chargé d’émotions exacerbées, visant une rupture radicale avec la réalité. Jamais je n’avais vécu telle chose auparavant…


Malheur à celui qui se retrouve dans la solitude sans y être poussé par l’Esprit.

 

 

So enjoy and make your trip...

- Seul au monde, Robert Zemeckis, 2001

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Commentaires
T
La culture n'est pas une décoration superflue portée sur la réalité des choses, elle est le monde. De même, la représentation du risque n'est pas un fantasme du sujet, mais sa mesure personnelle du danger. Il n'y a pas erreur ou illusion, mais poursuite d'une signification propre.> yeh man, je suis connecté à ta biosphère... tchi tcha
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D
ééh ! ça va toi ?mais qu'est tu fous là ? lolbon on se retrouve à la chapelle j'espère !!tchi-tcha
L
c\\\'est seulement celà ...
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D
c'est l'un de mes drames intérieures...Il n'existe pas de détresse humaine qui soit anodine.Chaque homme et chaque femme a ses propres angoisses et tragédies qu'il ne faut pas mésestimer et laisser à l'abandon.