|
L’été chante très haut la vie et sa saison est comme un espace suspendu au
temps immémorial. Il a le goût persistant d’une peau cuite aux traces de sel, l’odeur d’une écume fraîche qui s’effeuille en dansant la ronde en haut des récifs étincelants. Il a la
mélodie au rythme éternel des vagues dispersées sur l’étoffe de sable désaltérée, la douce sensation d’un corps rêche sculpté au miel par l’innombrable matière.
Le soleil est d’or qui nous irradie le visage où le corps s’est donné rendez-vous,
mobilisant toutes ses énergies derrière ce regard d’un bandeau noir aux traits fuyant sur les reflets drapés de la mer. L’astre flottant jusqu’au loin de ses courbures innommables a son
mystère propre. Déposé dans le sable nu, j’aspire à la source jaillissante, pénétré de sa clarté généreuse, pureté solaire. Plonger dans ton infini splendeur…
Exposition.
C.C.
07/2005
Prolongement :
- Thaddée Matura, prier avec St François d'Assise, 2002
- Robert Pitrou, Les thèmes de l'oeuvre de Rilke, 1938
|