High art Musique : "Summer love" Dj set of zoolook
Like : légèreté solaire dans l'après midi
Dislike : yeux embrumés du matin
Film : Les poupées russes, Cédric Klapisch

Film frais, profondément humain, aux multiples histoires comme autant d'anecdotes de jeunesse, au rythme des humeurs et des sentiments ressentis. Film fraternel, aux élans européens, à la rencontre facile et joyeuse, à l'amitié sincère, à l'amour impénétrable, dense et mystérieux de ses épaisseurs humaines, de ses corps ennivrés, de ses esprits tourmentés. Ce film raconte quelque part l'histoire de ma génération avec son lot de questionnement que crie haut et fort avec tant de dépit le personnage de Romain Duris : Pourquoi se prendre la tête avec l'amour comme s'il n'y avait que ça ! précisément parce que c'est peut-être l'essentiel d'une vie, l'amour. Et le cheminement du héros montre comment on goûte aux émotions, porté par des sentiments qui nous dépassent. Combien de rencontres laissées sur le bord de la route par manque de courage ou de conviction, d'assurance ou d'effort sur soi... Aux différents moments que traverse le personnage, je pourrais me reconnaître dans cette solitude complaisante. Peur de ce que peut exiger une relation, peur de se dévoiler, peur de briser les rêves, crainte de ressentir à nouveau ce mal dans le bas ventre, dans la tourmente de l'amour. Alors on se satisfait d'une vie solitaire pour un moindre mal. Peut-être aussi parce que l'on sait que ce n'est qu'une étape nécessaire à une plus profonde connaissance de soi. Nécessité interne vivement ressentie d'adoucir les désirs, de les purifier pour mieux les saisir. Pour autant le coeur continue de chanter, le coeur appelle et l'esprit s'éveille à l'élan vital vers l'autre. Sensation de flottement et d'atmosphère suspendue que me rend si bien le "summer love".

Tag(s) : #pensées...

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