Musique : transit, zoolook mixe
Like : nuits sonores...
Dislike : sans Lolo
Méditation : qu'est-ce que la Matrice ?

Week-end festif à Lyon. Les nuits sonores ont déjà fait parler d'elles quand je débarque dans la cité le vendredi soir. Je sens la chaleur de la ville m'envelopper au détour des rues, retrouvant cet univers urbain que j'aime tant, avenue Thier, Boulevard Stalingrad, le Transbordeur, le pont Point-Carré, la cité internationale, le périph TEO... Après une rapide colation, départ en direction de la confluence, équipé pour la nuit. Virée nocturne le long des quais du Rhône pour rattraper le cours Charlemagne et me poser derrière la sucrière. Les lumières au loin, au dessus des voies ferrées, ravivent la friche industrielle d'où s'évaporent des éclats de voix sur fond de rythmes sourds.
A l'approche du site par le quai Rambaud, l'effervence prend forme sous les foules amassées de plus en plus nombreuses. Du monde sort du premier entrepôt, les Bush Tetras viennent de quitter la scène pour laisser place au live funky de ESG. Pas trop mon truc ce petit monde. A l'autre bout de ce premier entrepôt, ça sent bon le live de scène où on pousse la chansonnette. Encore une fois pas trop mon truc, je sais que cette nuit on campera à la scène n°2 dans un autre entrepôt de la sucrière, un peu plus loin sur le quai.
L'ambiance est joyeuse et festive aux abords des batîments... Pour cette deuxième scène, la salle est grande, aérée, portée par les ambiances electro-planantes de Nathan Fake, reconnu pour son The sky was pink remixé par James Holden (je l'ai mixé sur fragment B). Je goûterai à la fin du live tout en parcourant le lieu, me familiarisant aux espaces, aux sonorités, recherchant mes pôtes de bourlingues. Je retrouve ma petite bande d'universitaire alors que The Hacker entame son set. On sirote des bières sur la rhône-alpine groove aux sons qui nous sont si familiers, ceux de goodlife records. Un bon vieux set de chez nous sur les traditionnelles platines. Vient alors la surprise de la soirée : le live déjanté d'Anders Trentemoller par dessus le set de Dj Tom. Et là, on décolle gentillement avec ces mélodies ludiques jouées sur son clavier, pour l'essentiel des reprises, des remixes de maxis electro bien connus, mais qui prennent de la couleur, de la fraîcheur - 1h30 de joie délurée. On en a plein les jambes quand c'est le tour de Booka Shade, petite découverte de la soirée. Un live sur drum et machine à la Royksopp, à leur début, parce que maintenant... C'est sympa, généreux et plein d'énergie. Allez, une petite coupe de champagne pour accompagner ça...





Nuits sonores 2006 - Booka Shade




Un détour rapide par les scènes 1 et 3, mais véritablement pour moi la soirée est ici. Après une colation, on se lance sur le mixe puissant d'Agoria l'infatigable. On l'avait adoré d'ailleurs
l'année précédente en compagnie de Tiefschwarz (ici et ). Une première heure electro dans la continuité des performances de la soirée pour ensuite se lâcher au petit matin sur un bon vieux set electro-teck furieux à sa manière, quoi, aux traditionnelles platines avec quelques vieilles valeurs mais toujours aussi sûr, krakpot de Plastikman, une de ses folles productions, une autre de Dima (Vitalic), un goodlife... Lorsqu'il s'arrêtera à un peu plus de six heures, les teuffers en redemenderont encore. Lui, les yeux brillants, ne se fera pas prier pour relancer la machine : c'est l'euphorie au sons qui grattent. Mais comme il faut bien une fin à toute chose, il coupera la platine quelques minutes plus tard, s'arrêtant en roue libre sur des applaudissements nourris. Les lumières s'allument par-dessus les spots mais le teuffer est irrassasié. Il nous conduira alors dans une dernière liesse sonore. La magie du moment dans les lumières de l'aube naissant au-dessus des méandres urbains. On a du mal à quitter le lieu, mais ce n'est que temporaire, pour mieux revenir la nuit prochaine.


[ Réveil embué sous la mezzanine, par l'appel du frangin à partager le repas de midi entre les trois frères. Après-midi souple, reposé en la demeure familiale, à redécouvrir cette patrie. Un match de foot et puis la nuit s'offre à nous. ]




On reprend la route pour la friche du bout de la ville. Sur les chemins de traverse, je rencontre quelques connaissances qui professent dans les temples aquatiques lyonnais, très joyeux des émotions procurés par le live de [T]ékël. Il faudra que je le découvre sur paname. Parce que ce soir c'est carte blanche à la scène Parisienne emmenée par le magazine Trax. Le temps de partager une bière avec eux et le peuple de l'herbe entame son concert sur la première scène. Mais très vite, je m'éclipse pour découvrir la scène minimale de la soirée et profite de la fin du set de Patrik Chardronnet. Un son léger, essentiel, minimal quoi, dans ce qu'il a de plus pur, un son berlinois, un son métalique à la Steve Bug. On s'oublie sur les lignes electro-minimales hypnotiques du live d'Alex smoke. Encore quelques rencontres, des artistes de la scène lyonnaise qui s'extasient de ce plateau de rêve...
Quand Andrew Weatherall prend le relais aux platines, le corps accuse le coup. On va donc faire un petit tour des salles, profiter du magnifique bar, glâner des atmosphères... Mais l'excellent set que nous offre l'artiste, excite le corps et ses courbes à virevolter... dans un coin de l'entrepôt face à un mur de lumière déclinant un monde enchanté et ses ombres amusées. Etat d'apesanteur... Toujours abordé par des paumés ou quelques naïfs à la recherche d'un taz. Qu'importe mon ivresse leur répond d'un sourire malicieux qu'ils ne comprennent pas. Une photographe s'efforce de la capter, ivresse aux saveurs évanescentes, qui s'évapore dans un sourire coquin. Echange de mots sur une soirée illuminée... peut-être le set qui m'aura le plus emporté...
Un petit détour pour voir Justice. Et là, du breakbeat ou du beagbeat, j'en sais trop rien. En tout cas, ça déchire tout, ça ramone dans les chaumières et ça met tout le monde d'accord. Retour sur Abe Duque qui offre un live plus massif et acide, accompagné d'une voix sensuelle au micro, multi-effets, mais sans que je rattrape les wagons. Il est donc l'heure d'aller voir la performance de Jennifer Cardini. Un set electro-teck puissant et souple à la fois, une killeuse du beat qui manie le potar avec vigeur et sensualité. On ressent la touch Pulp, à la fois chic et trash, à la manière de Dj Chloé, quelque chose d'intense et de sexy dans le mixe. plaisir du corps à danser. Enfin dernier retour à l'autre scène pour goûter au live massif de John Lord Fonda, qui balance bien au départ sur les traces de Vitalic, jusqu'à épuisement... lui aussi a l'air épuisé... Retour dans le silence du matin d'un pas souple et appliqué. Le ronronnement de la voiture, les reflets du soleil à travers les arbres sur le pare-brise, la main au vent, je rentre d'un voyage fabuleux.



Les review  :
> les nuits sonores sur fluctuat.net

> les nuits sonores sur dailymotion
Tag(s) : #After : retour de teuf

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