Musique : "Diaphanie" mix

Méditation :
Conduis-moi dans tes plaines battues de tous les vents
où d'âpres monastères ensevelissent entre leurs murs,
comme dans un linceul, des vies qui n'ont pas vécu...
Rainer Maria Rilke, Le livre de la pauvreté et de la mort



Comme une estampe aux traits simples agrémentée en coin d'une branche colorée, l'aube pâle à fleur de visage ouvre les grands espaces avec délicatesse et s'accorde d'infinis détails. L'horizon aux lignes inspirées devient la lampe de notre route. L'homme se pose à flanc de montagne pour se laisser irradier de cette lumière naissante. Des femmes chargées d'aromates passent le chemin dans les lueures des premières heures. Les bras étendus, les paumes ouvertes, l'homme dépose devant lui les traces de sa propre vie. Virevolte dans les airs un couple de papillons, comme dansent les rêves lumineux en son coeur. L'élan monte de l'homme qui se déploie dans les immensités imprégnées. En profondeur, l'homme s'unit au vivant. Il est temps pour lui de partir dans les brumes du matin, là où le mènera l'aventure humaine.

C.C. 02/2006



Prolongement :

> "Pierre Teilhard de Chardin : je m'explique" textes choisis par J-P. Demoulin, 2005
> Rencontre d'immensités, Eloi Leclerc, 1996
> Le livre tibétain de la vie et de la mort, Rinpoché Sogyal, 2005
> Planète vie, planète mort : l'heure des choix, Marc Stenger, Nicolas Hulot, 2005
Tag(s) : #Chroniques

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