Musique : Galaxies, Asura
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Méditation : Le peuple de Dieu dans la nuit. Eloi Leclerc

Nous l'avons vu [métamorphose des mondes & rendez-vous intuitif], l'homme, dès son plus jeune âge, se trouve confronté à un monde où toutes les opinions, toutes les valeurs, toutes les croyances et tous les sytèmes se côtoient ouvertement. Il se sent tellement démuni au milieu de ce monde pluraliste. Il lui arrive alors de penser à l'époque ancienne où il trouvait refuge dans le temple. La religion était encore un patrimoine culturel et son institution se dressait au-dessus des peuples. Il suffisait de l'écouter et de la regarder pour savoir que penser et que faire. L'homme voudrait renouer avec ce milieu protégé qui lui dicte sa voie... C'est le fondamentalisme.
C'est là le propre du fondamentalisme que de penser qu'une croyance religieuse est d'abord une identité. Une identité culturelle, nationale qui peut se voir contestée et s'estimer menacée par d'autres croyances. L'homme est troublé car il n'est plus à l'abri d'une église désormais fragile. L'homme se sent seul, anonyme et incertain au milieu du monde.
Mais voilà que ce qui semble être au départ pour le croyant un esseulement douloureux est une formidable opportunité de découvrir plus profondément les racines de sa foi. Celle-ci ne peut plus simplement être une leçon apprise, un surajoue. La foi exige un choix de valeur, un approfondissement dans l'existence, une longue expérience de vie, liée à un cheminement humain. Le croyant est alors renvoyé à l'essentiel nudité de l'homme : livré aux seules forces de son coeur, il est amené écouter les voix profondes du monde et se laisser interpeller par elles.

"Désormais le pilier de la vie religieuse, ce sur quoi elle doit s'appuyer tout entière, ce n'est plus le temple ni Jérusalem ni les sacrifices ni les holocaustes ; ce n'est même plus la nation ou le groupe social ; c'est le coeur, c'est à dire ce qu'il y a de plus intime, de plus profond et de plus personnel dans l'homme. ce qu'il y a de plus durable aussi. Quand tout est perdu, il reste le coeur. c'est de là, et de là seul, que la vie peut repartir."


La relation de l'homme à Dieu ne dépend plus du clan ou de la nation, mais repose uniquement sur ce qu'il y a de plus intime en chacun : l'orientation profonde du coeur. Et se décider seul, que c'est difficile ! Nous avons à apprendre à écouter, à penser, à vivre avec notre propre coeur, à prendre appui sur lui au lieu de chercher une assurance d'au-dehors.

"Je le conduirai au désert et là je lui parlerai au coeur." osée 2,16


à suivre

Tag(s) : #réflexions

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