Musique : prochain mix, fragrance : extrait
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progrès significatifs de l'équipe et du coach...
Dislike : nous perdons notre qualification en finale.
Méditation : il faut que le souffle passe. Sand.

Sentiment d'une vie médiocre, une vie manquée... Ma vie entière est à jamais une grande blessure dont je passe le temps à panser (penser ?). L'écriture et la musique m'auront maintes fois sauvé de l'égarement, de l'oubli, peut-être même de la folie naissante...
Cette sorte de frénésie intérieure, d'association d'idées furieuses en tout sens, d'agitation incohérente jusqu'à en perdre la maîtrise, aux portes du délire, trouble insensé. Dans ces courts moments de folie douce, les gens qui me côtoient, passent leur chemin en me dévisageant d'un oeil effrayé par mon regard égaré, hagard et halluciné disant tout le chaos qui m'habite. Parfois ils esquissent un sourire gêné ou entame le début d'un rire insupportable, mélange d'étonnement, d'incompréhension, disant finalement toute l'absurdité de la situation. Face à ce malaise, lien rompu, je me sens alors obligé de me justifier, prétextant souvent des préoccupations par rapport au boulot. Voilà ce qui arrive quand l'homme semble étranger à lui-même.
Je ressens parfois un amour-propre, énervé, torturé, tragique, tellement je prends au sérieux l'orgueil intime et inavoué d'être aimé pour tout le mystère que je porte, si secret à moi-même. Je crains souvent de montrer le peu que je crois être. Mais c'est là encore une vision enfantine, qui s'enfuit dans une éternelle et envoûtante féerie. Pourtant elle s'inscrit dans un lien direct avec les choses, où pèse sur l'instant présent tout le passé qui se déploie en avenir. Idéaliste et réaliste à la fois, difficile de dire ce que l'on est, ces multiples visages qui nous assaillent.

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J'ai écrit ce texte un de ces soirs de début de printemps quand la chaleur commence à imprégner la terre et le soleil tarde à se coucher. L'artiste sait avec le temps que son art et sa vie se rencontreront jusqu'à ne plus faire qu'un. Il n'a donc pas besoin de forcer les choses et se laisse alors porter par ses impressions ténues. Peu importe l'intelligence des idées abstraites, ce qui compte c'est la simplicité du coeur naissant.
Quand je me sens envahi et emprisonné dans des pensées tumultueuses, récurrentes, toutes abtraites. Je m'éloigne, je prends de la distance, j'oublie, j'efface, en quelque sorte une réinitialisation. J'écris peu parce que peu de lectures. Parce que je veux retrouver la vérité nue qui habite mon coeur, lavée de toute prétention, seulement voir la source fleurir en imaginaire, immenses rêves magnifiant la création à l'oeuvre.

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Il faut que le souffle passe. George Sand.
Tag(s) : #pensées...

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