Musique : Leaving Home & Extended Solar Fields
Like : resto avec mon frère, repas de noël du club
Dislike : à ce rythme, les fêtes vont être longues...
Méditation : panoramic music for panoramic people.

Traduction de l'interview de Solar Fields donné à morpheusmusic.
Bon, je ne garantie rien de la qualité de la traduction vu mes connaissances en anglais.


Maintenant que vos nouveaux albums sont sortis, quels sont vos sentiments du résultat final ?

Je suis vraiment content. La finalisation est parfaite. J'ai voulu que ces albums diffèrent des précédents et je pense y être parvenu. Pourquoi faire un troisième ou un quatrième album qui sonne pareil que ce que j'ai fait auparavant. Pour moi c'est important d’introduire des variations et de prendre de nouvelles directions à chaque sortie.

Pourquoi avez-vous choisi finalement deux opus pour les nouvelles sorties et non pas peut-être un album double ?
Du fait que le son est vraiment différent entre ces deux albums; l'album « Leaving Home » est de l’ambiant personnel et « Extended » est plus de la space music. J'ai voulu les tenir séparé. Telles deux histoires différentes. Et pourquoi attendre la sortie du premier alors qu’ils étaient tous les deux achevés?

Pouvez-vous nous parler de votre manière de composer et-ou de vos techniques de jeu ?
Cela commence souvent par un petit son simple avec lequel je joue autour, ajoutant peut-être quelques rythmiques et ensuite soudainement je peux entendre quelques petites vibrations harmoniques dans les airs et les nouvelles idées naissent directement. Parfois je peux avoir une structure sonore de base dans ma tête, alors j’ai juste à m'asseoir dans le studio pour créer et arranger les sons.

Vous êtes évidemment profondément impliqués dans les aspects visuels de vos sorties - comment expliqueriez-vous l’influence réciproque de vos images et de la musique ?
Il y a tout ensemble d’association entre le visuel et l’audio. Alors que je compose la musique, il y a des éléments visuels ou des couleurs auxquelles je pense. Comme le morceau « Cocoon Moon » qui m’apparaît brun, quand j'ai fait ce morceau la plupart de mes univers intérieurs étaient brun. Les couleurs et les sentiments sont de la même eau. Je pense que tu peux apercevoir dans le livret de « Leaving Home » de dont je parle.

Comment le travail avec Ultimae contribue à votre production musicale ?
L'équipe Ultimae est pour moi la meilleure. Je n'ai aucune pression de leur part et je fais absolument tout à ma manière et sans aucun stress. Ce sont des gens chaleureux et sincères que je respecte beaucoup. Depuis 5 ans que je travaille avec eux, je n’ai eu aucun problème.

Que voyez-vous pour l'avenir ? Quelques projets récents à l'horizon ? Sion au long terme ?
Dans l'avenir je sortirai un peu plus d'uptempo. DJ Anti et moi-même faisont un remix du morceau « Overload » de H.U.V.A. Network qui sortira sur 12" au début de l'année suivante sur le label ACDC avec une ensemble de nouveaux morceaux à 130bpm. Sinon un nouvel album de H.U.V.A Network se serait sympa, (Vince qu’est-ce que tu en penses ?) Nous avons quelques idées pour cela, nous devons juste nous mettre au boulot. J'ai beaucoup d'airs de trance prog/psy que j'ai faits pendant un certain temps qui devraient sortir avec bon espoir sur un album l'année prochaine.
Hmm… Donc finalement en fait il y a pas mal de chose à faire.

Qu'est-ce qui vous donne de composer dans ce style particulier ?
Je ne pense pas que je fais quelque chose dans un style spécial. Ce qui arrive quand je compose, arrive. Je fais juste de la musique et voici le résultat. J'ai abordé aussi un peu une matière différente mais c'est pour un autre projet que j'ouvrirai plus dans l'avenir quand j'aurai le temps.

Vous êtes clairement un initiateur de tendance et pas un disciple de tendances - d'où vos idées viennent-elles ?
Merci de ce commentaire :) C'est beaucoup d'expériences de vie, de rêve que je capte, des moments et des sentiments que je transforme en musique. C’est ce qu’il y a à l’intérieur de moi qui s’exprime comme cela. De temps en temps, c’est sombre, de temps en temps c’est joyeux ? - c'est pourquoi aussi la plupart des mes morceaux dans ma musique diffèrent les uns des autres.

Puisque vous faites une bonne utilisation de logiciel – Quel part de vos morceaux sont joués en réalité et quelle part sont-ils programmés et fixés ?
Hmmm, en réalité je n'utilise pas tant de logiciel que ça, pas plus le midi. Je suis de la vieille école, je joue tout en direct, comme je joue et j’enregistre sur un magnétophone. Si la prise est mauvais je supprime et j'enregistre à nouveau. J’ai besoin en réalité de voir graphiquement toutes les formes d'onde devant moi quand je travaille. La lecture de formes d'onde sur l'écran mène vraiment souvent à la naissance de nouvelles idées. Quand j’en vient à la programmation des rythmiques, je place manuellement les sons dans la ligne de temps. Cela prend beaucoup de temps mais au final vous avez le contrôle total de chaque petit son. Vous devriez vous apercevoir du résultat graphique à propos de la création rythmique dans le morceau « Stéréo Hypnosis » si chaotique et pourtant j'ai le plein contrôle sur chaque petit son.
L'idée de Studio Jupter est qu'il ressemble à un gigantesque synthesiser modulaire. Un synthesiser est un petit module de tout cela. Je peux facilement acheminer tout comme je veux avec une simple poussée de bouton. Par exemple si je veux prendre le « sidestation » et l'acheminer à travers le filtre Ms-20, alors c’est tout à fait simple pour moi de sortir un effet du module nord.
C'est de cette manière que j'aime travailler, utiliser beaucoup de matière même si c'est seulement un simple son. J'ai arrêté de travailler de façon "traditionnelle" avec midi vsti et audio depuis déjà quelques années maintenant, je me suis senti trop limité d'une façon ou d'une autre. C’est sûr, la plupart des grands logiciels de synthé virtuel fonctionne comme ça, mais ce n'est pas pour moi, j'ai trouvé le style qui me convient.

Est-ce que vous êtes capables d'écouter votre propre musique une fois qu'elle est finie ? Quelle satisfaction vous donne vos récents CD ?
Généralement quand j’ai fini un album je prend un peu de temps pour évacuer un peu les mélodies. Mais après cela, bien sûr que je prends plaisir à le réécouter. C’est si facile d’oublier comment sonne l’ensemble des morceaux après les avoir fait. C’est pourquoi c’est intéressant pour moi de faire un break avec la musique et tout le reste pour ensuite revenir plus tard approcher sous une une nouvelle perspective l’ensemble du travail. C’est ce qui me plait le plus dans le résultat final, c’est ce que j’apprécie le plus au final.

Quelle place prend les performances live dans la vie de Solar Fields ?
Cela prend une grande place, je suis totalement axé sur l’interprétation live. C’est très étonnant le rapport que cela entretien avec les gens. Par exemple cet été en 2005, j'ai vécu quelques véritables moments magiques et cela me donne de l'inspiration pour continuer à créer de la musique.

 

Cet interview vient éclairer ce que nous pressentions déjà et surtout honore l'artiste qui nous fait tant rêver. Un architecte sonore visionnaire. Avec en premier lieu cette volonté de toujours aller au devant du monde, d'avancer et d'évoluer, de découvrir encore de nouveaux champs de création. Et si ces deux albums nous interpellent comme en miroir des deux premiers entre space music et ambiant, ils nous ouvrent vers de nouveaux univers. On retrouve au détour de certains tracks les sons magiques, electriques, magnetiques et chaotiques du premier album "reflective frequencies", mais toujours en évocation laissant libre la part d'imprévu et la sensation d'insaisissable que procurent ses morceaux. On retrouve aussi l'architecture de "Blue Moon Station" et ses atmosphères éthérées aux longues envolées lyriques. Mais la grande découverte de ces nouveaux albums, c'est cette merveilleuse alliance qu'arrive à nous offrir Solar Fields entre musique accoustique et musique électronique, une alliance teintée d'exotisme toujours plus prégnant au fur et à mesure des albums. On découvre citar, guitar, "harmonical acoustic instruments", percussions, vocal, piano au milieu de sons électroniques multiples, étonnants, étranges, originaux mélangeant savamment les textures. Deux albums qui se complètent, Extended prolongeant le voyage sur de longues plages hypnotiques. Imaginaires développés par les concepts artistiques d'Ultimae.
Sa manière de composer laisse beaucoup place à la découverte de sons, l'imprévu de leur choc et de leur tumulte, et ses albums, même si celui de "Blue moon station" donne l'impression de morceau à part entière, offrent des impressions de live avec pour autant une grande maîtrise de l'espace et de la rythmique. Je suis impresionné par ses partitions de rythmiques leur richesse de sons, de textures, et la diversité de tempo, de rythme. Mais comme il l'explique, il n'y pas de secret, c'est le résultat d'un travail fastidieux d'élaboration et de mise en place de chaque son. Et c'est vrai que le morceau Stereo Hypnosis (l'un de mes préférés) est fabuleux pour ça. Quelle richesse sonore ! On retrouve ce travail également dans la longue ballade de Monogram avec ses sons électroniques ennivrants.
Solar Fields est vraiment un grand ambassadeur du label Ultimae autour de sa devise : "panoramic music for panoramic people".
Le regard porté à l'horizon sur ces belles mélodies, on attend avec impatience le second album de HUVA Network et on est curieux de voir le travail de Solar Fields dans une version plys rythmée en progressive trance psyché.

Tag(s) : #Warm up : playlist et soundscape

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